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Questions Générales
La Foire Aux Questions regroupe les questions les plus fréquentes sous une rubrique unique pour vous offrir une vue d’ensemble des différents thèmes abordes.
Ces mêmes questions apparaissent également à l’intérieur des sous-rubriques thèmes (ex : les fermes industrielles ).

Questions Générales

1. Quels sont les principes fondamentaux du mouvement pour les Droits de l’Animal (DA) ?
Le principe fondamental du mouvement pour les Droits de l’Animal (DA) est que tout être vivant non humain a le droit de vivre en accord avec sa nature, sans être victime de maltraitance, d’abus ou d’exploitation et cela ne se limite pas simplement à dire que l’animal doive vivre dans de bonnes conditions. En effet, les animaux ont aussi le DROIT d’être libres de tout acte de cruauté et d’exploitation venant des êtres humains, tout comme les êtres humains jouissent de ce droit. La privation de ce droit aux êtres vivants non humains en fonction de l’espèce porte le nom de discrimination des espèces.

Les activistes pour les DA tentent d’étendre le respect et la compassion aux autres animaux non humains, capables eux aussi de ressentir la douleur, la peur, la faim, la soif, la solitude et l’affection. Partant de cette idée, beaucoup d’entre nous au final ne supportent plus les fermes industrielles, la vivisection et l’exploitation des animaux pour le divertissement. En même temps, certains points font l’objet de débats parmi les défenseurs des DA, c’est le cas par exemple de la question de savoir si certaines expériences sur les animaux peuvent parfois être justifiées, sur quelles critères déterminer les espèces disposant de droits, à quelles occasions les actes de désobéissance civile sont appropriées, etc…Néanmoins, ces désaccords n’altèrent pas pour autant notre union basée sur la compassion et la préoccupation pour la douleur et la souffrance des animaux.

L’objectif principal de cette rubrique est de montrer du doigt les justifications communes de ceux qui abusent et exploitent les animaux de façon systématique.

En employant ces ‘justifications’ la société soulage sa conscience mais la rubrique FAQ a pour objectif de démontrer l’invalidité de ces excuses, et davantage d’arguments sont développés au travers de trois classiques de la littérature traitant du DA :

• The Case for Animal Rights, Tom Regan (ISBN 0-520-05460-1)
• In Defense of Animals, Peter Singer (ISBN 0-06-097044-8)
• Animal Liberation, Peter Singer (ISBN 0-380-71333-0, 2e édition)
L’importante contribution de Reagan et de Singer fait l’objet d’appréciation, et un grand nombre d’activistes du DA soulignent aussi l’importance du rôle de la compassion qui est considérée comme le générateur du mouvement DA. Au lecteur qui se demande ‘Pourquoi devrais-je m’y intéresser ? , différentes raisons peuvent lui être apportées :
• Nous sommes sensibles à la souffrance
• Nous sommes sensibles à la promotion de la compassion chez l’Homme
• Nous sommes sensibles au bien être de l’humanité
• Nous sommes sensibles face à la famine et la malnutrition chez l’être humain
• Nous sommes sensibles à la préservation de l’écosystème de notre planète
• Nous sommes sensibles à protection des espèces animales
• Nous sommes sensibles à la protection du monde sauvage

La relation entre ces sujets et le programme pour le DA peut ne être évident au premier abord, néanmoins nous nous efforçons de le rendre clair et nous vous encourageons dans vos lectures. –DG
Viendra le jour ou les animaux acquéront de ces droits fondamentalement inaliénables, droits qui leurs ont été soustraits par la tyrannie. Jeremy Bentham, philosophe)

Une vie est une vie, qu’elle soit celle d’un chat, d’un chien ou d’un Homme. Il n’y a pas de différence entre un chat et un Homme. La volonté de différenciation est une invention de l’Homme à son avantage. ..." --Sri Aurobindo (poète, philosophe)

La non-violence conduit à l’éthique à son plus haut niveau, ce qui est la finalité de l’évolution de l’Homme. Et tant que nous continuerons à infliger de la souffrance à d’autres êtres, nous demeurons à l’état sauvage. Thomas Edison (inventeur)

Aujourd’hui, les animaux observent les crimes de l’Homme. Demain, les Hommes comme moi observeront les crimes sur les animaux. Léonard De Vinci (artiste, scientifique)

VOIR AUSSI : 2-3, 26, 87-91
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2. Droit animal (DA) et protection des animaux (PA)
Les théories sur la protection des animaux (PA) reconnaissent que les animaux ont des intérêts, mais que ces intérêts peuvent être sacrifiés pour les besoins de l’Homme. Le droit animal (DA) défend l’idée que les animaux, comme les humains, disposent de droits qui ne peuvent leur être retirés pour les besoins d’un autre. Pour le DA, les droits ne sont pas absolus et peuvent arriver à être conflictuels. Les droits des animaux, tout comme ceux des humains, doivent être limités. Le droit animal stipule que les animaux ne peuvent être utilisés pour la consommation, l’habillement, le divertissement ou pour les expérimentations, alors que la protection des animaux accepte ces usages tant qu’ils répondent aux besoins des humains.

Le mouvement pour la protection des animaux (PA) reconnaît la souffrance des animaux et lutte pour la réduire en revendiquant simplement des traitements ‘humains’ et non l’abolition de l’utilisation et de l’exploitation des animaux. Le mouvement pour le droit animal (DA) va encore plus loin en rejetant l’exploitation des animaux. Par exemple, un protecteur des animaux se battra pour que la vache dispose d’un espace suffisant, d’une bonne alimentation, etc…mais ne sera pas nécessairement contre l’idée de tuer et de consommer la viande de cet animal tant que l’élevage et l’abattage se font de façon " humaine".

La protection des animaux est représentée par des organisations comme la Society for the Prevention of Cruelty to Animals, ou encore la Humane Society.

Cela étant dit, certains tiennent un discours plus large au sujet du mouvement DA : les adhérents de la PA défendent bien les droits des animaux, par exemple, ils sont d’accord sur l’idée qu’un chien ne doit pas être battu. Et derrière cette interprétation, le DA se place à son avantage comme une large ombrelle recoupant à la fois les groupes DA et PA. Mais il y a bien une distinction à faire entre les groupes DA et PA comme il a été décrit dans le premier paragraphe.

Pour beaucoup, la Libération des Animaux (AL) est synonyme de Droit Animal (voir en bas). Certains préfèrent le terme de ‘libération’ car il rappelle d’autres mouvements de libération qui ont été des succès comme la libération des esclaves, la libération des femmes,...alors que "droit" rencontre souvent des résistances lorsqu’il s’agit de l’appliquer aux êtres non humains. L’expression ‘libération des animaux" est devenue populaire après la publication de l’ouvrage de Peter Singer portant le même nom.

L’utilisation du terme ‘libération’ doit se distinguer de son sens littéral tel qu’il est discuté dans la question 88, autrement dit, un partisan de la LA n’est pas nécessairement engagé dans des actions de désobéissance civile ou dans des actions illégales.

Finalement, notre bon sens nous ouvre les yeux sur la manière grossière dont le rapport a été présenté (mais qui relate quelques idées justes), faisant délibérément abstraction des débats actuels autour du sens de " Droit Animal ", " Libération des Animaux " et "Protection Animale ", des débats sur l’origine de ces mouvements ainsi que des débats sur les positions actuelles des principaux penseurs. Pour avoir une idée de ces débats, le texte suivant donne la description d’une position logique, et pour laquelle il faudra s’attendre à des attaques sur tous les fronts !

Certains peuvent percevoir une distinction subtile entre les mouvements de LA et de DA. Le mouvement DA, du moins comme le proposent Regan et ses adhérents, revendique l’abolition totale des expérimentations sur les animaux. Le LA, comme le proposent Singer et ses adhérents, rejette le caractère absolutiste et défend l’idée que dans certains cas, les expérimentations sont tolérées car cela permettrait aussi de justifier la conduite de ces expériences sur des êtres humains. Cependant, cela ne traduit pas tant une distinction entre les idées de la LA et du DA, mais plutôt une différence portant sur la théorie éthique, à savoir, la distinction entre l’absolutisme et l’utilitarisme. --DG

Historiquement, les groupes de PA ont tenté d’améliorer le sort des animaux dans la société. Ils ont été à l’encontre de l’idée populaire de l’Occident qui disait qu’un animal, n’ayant pas d’âme, ne peut être l’objet de considération éthique. Le mouvement DA s’était positionné comme une alternative abolitionniste aux adhérents du PA. A mesure que le mouvement DA prit de l’importance et gagna en influence, les exploiteurs d’animaux ont été poussés à réagir. Probablement inspirés par les efforts de Tom Regan quant à la distinction entre DA et PA, les groupes d’industries qui ont tenté de préserver le statu quo, ont retenu l’expression "Protection des Animaux". Du coup, les groupes défendant la vivisection, la chasse, la capture des animaux, l’industrie des animaux et l’utilisation des animaux pour le divertissement se sont alors identifiés comme des adhérents "PA". Plusieurs groupes défendant ces pratiques ont aussi vu le jour.

Ce cas du double discours tenu par les relations publiques est classique. Les actions contre les actes de cruauté envers les animaux ont simplement fait l’objet d’informations superficielles sans apporter de changement. La propagande a stigmatisé les défenseurs des DA en les qualifiant d’extrémistes et les PA sont considérés comme des modérés. Aujourd’hui, la cause de la PA est invoquée par l’industrie des animaux aussi souvent qu’elle l’est par les groupes de PA. --LJ

VOIR AUSSI : 1, 3, 87-88
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3. Que sont exactement les droits et quels droits peut-on accorder aux animaux ?

Les droits, moraux ou légaux, ont pour but de protéger certains intérêts de base. Si j'ai le droit d'être libre, cela signifie que ma liberté sera préservée et non sacrifiée simplement parce qu'il sera de l’intérêt d'un autre d'ignorer ma liberté. Les animaux ne jouissent pas des MEMES droits que ceux des entres humains car leurs intérêts ne coïncident pas toujours avec les nôtres, qui peuvent leur être insignifiants. Par exemple, le droit de vote n'a pas de sens pour un chien, tout comme il n'a pas de sens pour un enfant, et ils ne disposent donc pas de ce droit. Cependant, les animaux disposent du droit à une considération égale de leurs intérêts. Par exemple, un chien doit certainement avoir un intérêt à ne pas souffrir inutilement. De ce fait, nous nous devons de prendre en considération cet intérêt et respecter le droit de l'animal qui est de ne pas recevoir de mauvais traitements.

Le DA renvoie à l'idée que les animaux ont le droit à la considération, considération pour ce qui est directement de leurs intérêts, indépendamment du fait qu'ils soient attendrissants, qu'ils soient utiles à l'homme, qu'ils soient des espèces en voie de disparition et même du fait que l’Homme ne lui porte aucun intérêt du tout. Une personne handicapée dispose de ses droits quand bien même elle est disgracieuse, inutile à la société, et inappréciée des autres. Cela revient à dire que nous n’avons aucun droit sur les animaux, que ce soit pour la consommation, l'habillement, le divertissement, ou encore pour les expérimentations.

Bien que représentant le fondement même de la tradition libérale occidentale, le concept de droit a été l’objet de controverses et de confusions au cours de débats sur le droit animal. Une objection commune à l’idée que les animaux puissent avoir des droits nous amène à remettre en question l’origine de ces droits :

D’où viennent ces droits ? Etes-vous en communication avec Dieu qui vous a parlé de ces droits ? Ces droits sont-ils reconnus par la loi ? Les droits ne sont-ils pas des propres de l’Homme ?

Il est vrai que le concept de droits doit être clairement expliqué. Il est vrai aussi que le concept de "droits naturels" est particulièrement complexe d’un point de vue philosophique. Et pour aller encore plus loin, nous pouvons également noter cette confusion entre les droits légaux et les droits moraux.

La seule façon d’éviter cette objection est de l’accepter, mais de défendre le fait qu’il est sensé d’accorder des droits aux humains, revient à dire qu’il ne devrait pas y avoir de difficultés à accepter que les animaux puissent en disposer eux aussi. Henry Salt a écrit : "Les animaux inférieurs ont-ils des droits ?" Evidemment, si les Hommes, eux, en ont. C’est le point que j’ai voulu mettre en avant dans cette préface... ". La place de ces propos dans l’ouvrage a été controversée. Finalement, la polémique concernant les "droits" ne se réduit à rien d’autre qu’à un débat académique sur des mots, qui ne débouche sur aucune conclusion dans la pratique. Je supposerais donc que les hommes disposent de "droits," dans le sens que définit Herbert Spencer's; et si jamais un de mes lecteurs fait objection à l’emploi de ce mot, il est indéniable que je serais absolument prêt à employer un autre terme si celui-ci s’avère être plus approprié. La question immédiate sur laquelle nous devons nous pencher est : si les hommes ont des droits, les animaux en ont-ils aussi ?

Aussi satisfaisants que ces arguments puissent être, nous demeurons incapables d’apporter une réponse au sceptique qui renie l’idée de droits, même pour les humains. Mais heureusement, nous avons une interprétation directe du "droit", il s’agit de l’idée qu’un droit" est le revers d’un impératif moral. Si d’un point de vue éthique, nous nous abstenons de certains actes sur un être, alors nous pouvons dire que cet être dispose du "droit" à ce que cet acte en question ne soit pas exécuté. Et si notre éthique nous dicte de ne pas ôter la vie à autrui, alors autrui dispose du droit de vie. Cette interprétation du droit est en fait intuitive et nous le comprenons et l’acceptons aisément. Bien entendu, des droits ainsi interprétés pourraient être ramenés au rang de droits légaux en passant par une législation appropriée.)

Bien qu il soit fondé de parler de droit animal, il est important de noter que cela n’implique ou ne requiert pas pour autant que l’animal dispose de tous les droits dont jouit l’être humain et inversement. Prenons l’exemple du droit de vote. Il est d’un impératif éthique de donner aux humains la possibilité de décider des actions qui influencent sur leur vie. Etant donné que les animaux ne disposent pas de la Raison pour considérer leurs actions et leurs implications, et étant donné qu’ils ne disposent pas non plus de la capacité à comprendre le concept de démocratie et de vote, ils n’ont donc pas la capacité de voter. De ce fait, il n y a pas de nécessité d’ordre éthique à leur permettre de voter, et par conséquent, ils ne disposent pas de ce droit.

De même, certains oiseaux de basse-cour pour des raisons biologiques ont besoin d’étirer et de battre leurs ailes ; on jugera qu’il est d’une nécessité d’ordre moral de leur donner la possibilité de le faire. Ainsi, nous dirons que ces oiseaux disposent du droit de battre des ailes. Evidemment, un tel type de droit ne nécessite pas d’être appliqué aux êtres humains.

Ainsi, les droits des animaux et des êtres humains sont déterminés par leurs intérêts et leurs capacités. Les animaux ont un intérêt à vivre, à éviter la souffrance et même à évoluer dans le bien-être (comme les êtres humains). Et en tant qu’impératifs moraux, ils y ont droit (comme les êtres humains) et ils peuvent exercer ces droits en menant leur vie, libres de toute forme d’exploitation et d’abus de la part des êtres humains --DG

VOIR AUSSI : 1-2
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4. N’est-il pas question d’hypocrisie à parler de DA quand ces droits ne sont pas revendiqués pour les insectes et les plantes ?

Cet argument commun apparaît sous différentes formes et une des plus typiques est la suivante :
" Il est hypocrite de revendiquer des droits pour les vaches mais pas pour les plantes, et partant de ce raisonnement, les vaches n’ont pas de droit."

Des contre arguments de ce type sont fréquents et il en faut de peu pour constater qu’ils n’ont pas de poids :

Premièrement, supposons qu’un individu établisse une corrélation entre une idée A et une idée B. Si l’individu n’est pas capable de démontrer la validité de B, alors il se décrédibilise, mais cela n’invalide pas pour autant A. Il est certain qu’affirmer A et non B remet sa crédibilité en question, mais en aucun cas ne remet en question la validité de A.

Deuxièmement, dans l’exemple ci-dessus, il n’est pas possible de mettre l’animal et la plante sur le même plan dans la mesure où les plantes n’ont pas de système nerveux central. Ainsi, l’accusation d’hypocrisie est écartée. On peut ne pas être d’accord, le fait d’affirmer ce critère annule la charge de l’hypocrisie.

Et enfin, dans la plupart des cas, la charge de l’hypocrisie peut être simplement réduite à une discrimination des espèces et la citation ci-dessus pourrait être reformulée de cette façon : "Il est hypocrite de revendiquer des droits aux êtres humains et non aux plantes, les êtres humains ne peuvent donc pas avoir de droits."

Pour échapper à ce reductio ad absurdum de la première objection, il est nécessaire de démontrer une différence pertinente cruciale entre la vache et l’Homme, autrement dit, il deviendra nécessaire de justifier la discriminante attribution de droits à l’Homme et non à la vache. (Voir la question 24, au sujet de l’avortement. voir les questions 39 à 46 pour les questions traitant directement des insectes et des plantes.)

Finalement, il convient de se demander à qui s’applique réellement l’étiquette d’hypocrisie. La citation suivante de Michael W. Fox expose l’évidente hypocrisie liée au traitement des animaux exploités comparé à celui des animaux de compagnie. --DG

"Les animaux de ferme peuvent être enfermés à cinq dans une cage de 70 cm2, attachés en permanence par une corde de 60 cm de long, castrés sans anesthésie, ou marqués au fer rouge. Le propriétaire d’un animal de compagnie aurait été condamné pour mauvais traitements. Par ailleurs, un Président américain avait été moralement censuré pour avoir simplement tiré les oreilles de ses deux briquets." --Michael W. Fox (Vice-président de HSUS)

VOIR AUSSI : 24, 39-46
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5. De quel droit les partisans DA peuvent imposer leurs idées aux autres ?

En proférant de tels propos, vous êtes en train de dicter ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire ! Chacun est libre de ses opinions, mais la liberté de pensée ne s’accompagne pas forcément de la liberté d’action. Vous êtes libre de vos pensées tant qu’elles ne font pas de mal aux autres. Vous êtes libre de penser que les animaux doivent être tués, que les Noirs doivent être asservis, ou que les femmes doivent être battues mais cela ne vous confère pas pour autant le droit de mettre vos idées en pratique. Et pour ce qui est de dicter la conduite des autres, il y a dans la société des règles qui régissent les agissements de chacun. Le but véritable des mouvements de reforme est de dire ce qu’il faudrait faire ou ce qu’il ne faudrait pas faire (ne pas asservir un Homme, ne pas battre les femmes, …), et tout mouvement rencontre inévitablement des opposants qui adoptent exactement la position inverse.

Entre imposer ses idées et les diffuser, la différence n’est pas tellement subtile. Les partisans DA n’imposent certainement pas leurs idées comme l’Inquisition espagnole a imposé ses idées, par exemple. Néanmoins, il est certain que nous avons ce devoir moral d’informer le public, et souvent aussi à nos amis et à nos proches. Ces formes d’actions n’ont rien de nouveau, nous pouvons en citer quelques-unes de marquantes dans l’Histoire : manifestations contre l’esclavage, contre la Guerre du Vietnam, contre le racisme, etc.

On constatera que la plus grave des impositions est celle des exploiteurs à l’égard des êtres innocents et sans défense. --DG

"Si la liberté devait avoir une signification, elle signifierait le droit de dire aux autres ce qu’ils ne veulent pas entendre." --George Orwell (auteur)

" Je ne leur ai jamais parlé de malheur. Je n’ai fait que leur dire la vérité et ils ont pensé au malheur." --Harry S. Truman (33e Président des EU)

VOIR AUSSI : 11, 87-91
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6. Le DA n’est-il pas juste une autre facette du politiquement correct ?

Si seulement cela était vrai ! L’expression "politiquement correct" fait généralement référence à une idée en adéquation avec la pensée du plus grand nombre mais de laquelle certains sont enclin à s’écarter. Par exemple, certains peuvent être enclin à s’écarter de l’idée de l’égalité de traitement des races comme une simple «correction politique". Actuellement, les idées du DA sont loin d’être partagées par le plus grand nombre.

Aussi, il est ridicule que d’accorder la validité à une idée simplement en se basant sur le label du "politiquement correct" ou du "politiquement incorrect". --DG

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7. Le DA serait une religion ?

Non. Le dictionnaire définit le mot "religion" comme étant un appel à une puissance surnaturelle. Une autre définition renvoie à l’idée de dévotion pour une cause ; cela serait un honneur pour le mouvement DA.

Nous trouvons des défenseurs des DA parmi des gens de toutes appartenances religieuses et tous courants philosophiques. Ils partagent le sentiment commun de la compassion pour les êtres, humains ou non. --LK

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8. N’est-il pas rabaissant pour les êtres humains d’accorder des droits aux animaux ?

A cette question, David Cowles-Hamar apporte une réponse ironique, quoique valable : "Les humains sont des animaux, donc les droits des animaux sont des droits de l’Homme !»

Plus sérieusement, nous pouvons observer que l’octroi de droits aux femmes et aux Noirs ne rabaisse pas l’homme blanc de sexe masculin. Ainsi, par analogie, octroyer des droits aux non humains ne rabaisse pas les êtres humains. Au contraire, c’est en étendant le cercle de compassion aux non humains que l’être humain s’anoblit. (Voir la question 26 pour davantage d’arguments) --DG
"Nous jugeons une civilisation par la manière à laquelle elle traite ses animaux." --Mahatma Gandhi (Politique et philosophe)

"C’est d’abord par sa compassion pour tous les êtres qui fait véritablement de lui un homme." --Albert Schweitzer (Politique, Nobel 1952)

"Tant que les hommes massacreront les animaux, ils continueront à se tuer les uns les autres. En effet, qui sème le meurtre et la douleur, ne récolte la joie et l’amour." --Pythagore (mathématicien)

VOIR AUSSI : 26
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9. Hitler et Goebbels n’étaient-ils pas en faveur des DA ?

Cet argument absurde ne mérite pas véritablement de considération. La question sous-entend que puisque Hitler et Goebbels portaient prétendument des idées en faveur des DA (Hitler suivait parfois un régime végétarien), les idées du DA doivent de ce fait être erronées ou douteuses.

Le problème de cet argument est simple : les hommes mauvais tout comme les hommes bons peuvent penser juste. Autrement dit, le simple fait qu’une personne ait des croyances déviantes (ex : le nazisme) ne rend pas systématiquement toutes ses idées mauvaises. Quelques exemples suffisent pour illustrer ce point : les Nazis avaient mené des campagnes pour limiter la consommation de tabac. Est-il alors discutable d’arrêter de fumer ? Dans le passé, les Américains avaient retiré le droit au respect et à la liberté au peuple Noir. Cela signifie t-il qu’il était discutable d’accorder le respect et la liberté aux autres peuples non Noirs ?

Techniquement, cet argument est ce que l’on appelle une « tromperie ignoratio elenchus » qui trouve son fondement dans l’impertinence.

Et enfin, quoi qu’il en soit, beaucoup de spécialistes sont sceptiques quant au réel soutien d’Hitler et de Goebbels pour le DA. --DG

VOIR AUSSI : 54
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10. Etes-vous réellement convaincu qu’ " un rat est un cochon, un cochon est un chien et un chien est un enfant " ?

Prise hors de son contexte, cette notion est absurde et malheureusement, elle a bien souvent été considérée ainsi et par conséquent déformée par les opposants du DA. Le contexte d’origine a été reproduit ci-dessous, et il nous permet de réaliser que cette notion est loin d’être absurde. --DG
"Des lors qu’il est question de disposer d’un système nerveux central et de capacités à ressentir la douleur, la faim et la soif, un rat est un cochon, un cochon est un chien et un chien est un enfant." --Ingrid Newkirk (activiste DA)

VOIR AUSSI : 47

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