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Questions G�n�rales
La Foire Aux Questions regroupe les questions les plus fr�quentes sous une rubrique unique pour vous offrir une vue d�ensemble des diff�rents th�mes abordes.
Ces m�mes questions apparaissent �galement � l�int�rieur des sous-rubriques th�mes (ex : les fermes industrielles ).

Questions G�n�rales

1. Quels sont les principes fondamentaux du mouvement pour les Droits de l�Animal (DA) ?
Le principe fondamental du mouvement pour les Droits de l�Animal (DA) est que tout �tre vivant non humain a le droit de vivre en accord avec sa nature, sans �tre victime de maltraitance, d�abus ou d�exploitation et cela ne se limite pas simplement � dire que l�animal doive vivre dans de bonnes conditions. En effet, les animaux ont aussi le DROIT d��tre libres de tout acte de cruaut� et d�exploitation venant des �tres humains, tout comme les �tres humains jouissent de ce droit. La privation de ce droit aux �tres vivants non humains en fonction de l�esp�ce porte le nom de discrimination des esp�ces.

Les activistes pour les DA tentent d��tendre le respect et la compassion aux autres animaux non humains, capables eux aussi de ressentir la douleur, la peur, la faim, la soif, la solitude et l�affection. Partant de cette id�e, beaucoup d�entre nous au final ne supportent plus les fermes industrielles, la vivisection et l�exploitation des animaux pour le divertissement. En m�me temps, certains points font l�objet de d�bats parmi les d�fenseurs des DA, c�est le cas par exemple de la question de savoir si certaines exp�riences sur les animaux peuvent parfois �tre justifi�es, sur quelles crit�res d�terminer les esp�ces disposant de droits, � quelles occasions les actes de d�sob�issance civile sont appropri�es, etc�N�anmoins, ces d�saccords n�alt�rent pas pour autant notre union bas�e sur la compassion et la pr�occupation pour la douleur et la souffrance des animaux.

L�objectif principal de cette rubrique est de montrer du doigt les justifications communes de ceux qui abusent et exploitent les animaux de fa�on syst�matique.

En employant ces �justifications� la soci�t� soulage sa conscience mais la rubrique FAQ a pour objectif de d�montrer l�invalidit� de ces excuses, et davantage d�arguments sont d�velopp�s au travers de trois classiques de la litt�rature traitant du DA :

� The Case for Animal Rights, Tom Regan (ISBN 0-520-05460-1)
� In Defense of Animals, Peter Singer (ISBN 0-06-097044-8)
� Animal Liberation, Peter Singer (ISBN 0-380-71333-0, 2e �dition)
L�importante contribution de Reagan et de Singer fait l�objet d�appr�ciation, et un grand nombre d�activistes du DA soulignent aussi l�importance du r�le de la compassion qui est consid�r�e comme le g�n�rateur du mouvement DA. Au lecteur qui se demande �Pourquoi devrais-je m�y int�resser ? , diff�rentes raisons peuvent lui �tre apport�es :
� Nous sommes sensibles � la souffrance
� Nous sommes sensibles � la promotion de la compassion chez l�Homme
� Nous sommes sensibles au bien �tre de l�humanit�
� Nous sommes sensibles face � la famine et la malnutrition chez l��tre humain
� Nous sommes sensibles � la pr�servation de l��cosyst�me de notre plan�te
� Nous sommes sensibles � protection des esp�ces animales
� Nous sommes sensibles � la protection du monde sauvage

La relation entre ces sujets et le programme pour le DA peut ne �tre �vident au premier abord, n�anmoins nous nous effor�ons de le rendre clair et nous vous encourageons dans vos lectures. �DG
Viendra le jour ou les animaux acqu�ront de ces droits fondamentalement inali�nables, droits qui leurs ont �t� soustraits par la tyrannie. Jeremy Bentham, philosophe)

Une vie est une vie, qu�elle soit celle d�un chat, d�un chien ou d�un Homme. Il n�y a pas de diff�rence entre un chat et un Homme. La volont� de diff�renciation est une invention de l�Homme � son avantage. ..." --Sri Aurobindo (po�te, philosophe)

La non-violence conduit � l��thique � son plus haut niveau, ce qui est la finalit� de l��volution de l�Homme. Et tant que nous continuerons � infliger de la souffrance � d�autres �tres, nous demeurons � l��tat sauvage. Thomas Edison (inventeur)

Aujourd�hui, les animaux observent les crimes de l�Homme. Demain, les Hommes comme moi observeront les crimes sur les animaux. L�onard De Vinci (artiste, scientifique)

VOIR AUSSI : 2-3, 26, 87-91
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2. Droit animal (DA) et protection des animaux (PA)
Les th�ories sur la protection des animaux (PA) reconnaissent que les animaux ont des int�r�ts, mais que ces int�r�ts peuvent �tre sacrifi�s pour les besoins de l�Homme. Le droit animal (DA) d�fend l�id�e que les animaux, comme les humains, disposent de droits qui ne peuvent leur �tre retir�s pour les besoins d�un autre. Pour le DA, les droits ne sont pas absolus et peuvent arriver � �tre conflictuels. Les droits des animaux, tout comme ceux des humains, doivent �tre limit�s. Le droit animal stipule que les animaux ne peuvent �tre utilis�s pour la consommation, l�habillement, le divertissement ou pour les exp�rimentations, alors que la protection des animaux accepte ces usages tant qu�ils r�pondent aux besoins des humains.

Le mouvement pour la protection des animaux (PA) reconna�t la souffrance des animaux et lutte pour la r�duire en revendiquant simplement des traitements �humains� et non l�abolition de l�utilisation et de l�exploitation des animaux. Le mouvement pour le droit animal (DA) va encore plus loin en rejetant l�exploitation des animaux. Par exemple, un protecteur des animaux se battra pour que la vache dispose d�un espace suffisant, d�une bonne alimentation, etc�mais ne sera pas n�cessairement contre l�id�e de tuer et de consommer la viande de cet animal tant que l��levage et l�abattage se font de fa�on " humaine".

La protection des animaux est repr�sent�e par des organisations comme la Society for the Prevention of Cruelty to Animals, ou encore la Humane Society.

Cela �tant dit, certains tiennent un discours plus large au sujet du mouvement DA : les adh�rents de la PA d�fendent bien les droits des animaux, par exemple, ils sont d�accord sur l�id�e qu�un chien ne doit pas �tre battu. Et derri�re cette interpr�tation, le DA se place � son avantage comme une large ombrelle recoupant � la fois les groupes DA et PA. Mais il y a bien une distinction � faire entre les groupes DA et PA comme il a �t� d�crit dans le premier paragraphe.

Pour beaucoup, la Lib�ration des Animaux (AL) est synonyme de Droit Animal (voir en bas). Certains pr�f�rent le terme de �lib�ration� car il rappelle d�autres mouvements de lib�ration qui ont �t� des succ�s comme la lib�ration des esclaves, la lib�ration des femmes,...alors que "droit" rencontre souvent des r�sistances lorsqu�il s�agit de l�appliquer aux �tres non humains. L�expression �lib�ration des animaux" est devenue populaire apr�s la publication de l�ouvrage de Peter Singer portant le m�me nom.

L�utilisation du terme �lib�ration� doit se distinguer de son sens litt�ral tel qu�il est discut� dans la question 88, autrement dit, un partisan de la LA n�est pas n�cessairement engag� dans des actions de d�sob�issance civile ou dans des actions ill�gales.

Finalement, notre bon sens nous ouvre les yeux sur la mani�re grossi�re dont le rapport a �t� pr�sent� (mais qui relate quelques id�es justes), faisant d�lib�r�ment abstraction des d�bats actuels autour du sens de " Droit Animal ", " Lib�ration des Animaux " et "Protection Animale ", des d�bats sur l�origine de ces mouvements ainsi que des d�bats sur les positions actuelles des principaux penseurs. Pour avoir une id�e de ces d�bats, le texte suivant donne la description d�une position logique, et pour laquelle il faudra s�attendre � des attaques sur tous les fronts !

Certains peuvent percevoir une distinction subtile entre les mouvements de LA et de DA. Le mouvement DA, du moins comme le proposent Regan et ses adh�rents, revendique l�abolition totale des exp�rimentations sur les animaux. Le LA, comme le proposent Singer et ses adh�rents, rejette le caract�re absolutiste et d�fend l�id�e que dans certains cas, les exp�rimentations sont tol�r�es car cela permettrait aussi de justifier la conduite de ces exp�riences sur des �tres humains. Cependant, cela ne traduit pas tant une distinction entre les id�es de la LA et du DA, mais plut�t une diff�rence portant sur la th�orie �thique, � savoir, la distinction entre l�absolutisme et l�utilitarisme. --DG

Historiquement, les groupes de PA ont tent� d�am�liorer le sort des animaux dans la soci�t�. Ils ont �t� � l�encontre de l�id�e populaire de l�Occident qui disait qu�un animal, n�ayant pas d��me, ne peut �tre l�objet de consid�ration �thique. Le mouvement DA s��tait positionn� comme une alternative abolitionniste aux adh�rents du PA. A mesure que le mouvement DA prit de l�importance et gagna en influence, les exploiteurs d�animaux ont �t� pouss�s � r�agir. Probablement inspir�s par les efforts de Tom Regan quant � la distinction entre DA et PA, les groupes d�industries qui ont tent� de pr�server le statu quo, ont retenu l�expression "Protection des Animaux". Du coup, les groupes d�fendant la vivisection, la chasse, la capture des animaux, l�industrie des animaux et l�utilisation des animaux pour le divertissement se sont alors identifi�s comme des adh�rents "PA". Plusieurs groupes d�fendant ces pratiques ont aussi vu le jour.

Ce cas du double discours tenu par les relations publiques est classique. Les actions contre les actes de cruaut� envers les animaux ont simplement fait l�objet d�informations superficielles sans apporter de changement. La propagande a stigmatis� les d�fenseurs des DA en les qualifiant d�extr�mistes et les PA sont consid�r�s comme des mod�r�s. Aujourd�hui, la cause de la PA est invoqu�e par l�industrie des animaux aussi souvent qu�elle l�est par les groupes de PA. --LJ

VOIR AUSSI : 1, 3, 87-88
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3. Que sont exactement les droits et quels droits peut-on accorder aux animaux ?

Les droits, moraux ou l�gaux, ont pour but de prot�ger certains int�r�ts de base. Si j'ai le droit d'�tre libre, cela signifie que ma libert� sera pr�serv�e et non sacrifi�e simplement parce qu'il sera de l�int�r�t d'un autre d'ignorer ma libert�. Les animaux ne jouissent pas des MEMES droits que ceux des entres humains car leurs int�r�ts ne co�ncident pas toujours avec les n�tres, qui peuvent leur �tre insignifiants. Par exemple, le droit de vote n'a pas de sens pour un chien, tout comme il n'a pas de sens pour un enfant, et ils ne disposent donc pas de ce droit. Cependant, les animaux disposent du droit � une consid�ration �gale de leurs int�r�ts. Par exemple, un chien doit certainement avoir un int�r�t � ne pas souffrir inutilement. De ce fait, nous nous devons de prendre en consid�ration cet int�r�t et respecter le droit de l'animal qui est de ne pas recevoir de mauvais traitements.

Le DA renvoie � l'id�e que les animaux ont le droit � la consid�ration, consid�ration pour ce qui est directement de leurs int�r�ts, ind�pendamment du fait qu'ils soient attendrissants, qu'ils soient utiles � l'homme, qu'ils soient des esp�ces en voie de disparition et m�me du fait que l�Homme ne lui porte aucun int�r�t du tout. Une personne handicap�e dispose de ses droits quand bien m�me elle est disgracieuse, inutile � la soci�t�, et inappr�ci�e des autres. Cela revient � dire que nous n�avons aucun droit sur les animaux, que ce soit pour la consommation, l'habillement, le divertissement, ou encore pour les exp�rimentations.

Bien que repr�sentant le fondement m�me de la tradition lib�rale occidentale, le concept de droit a �t� l�objet de controverses et de confusions au cours de d�bats sur le droit animal. Une objection commune � l�id�e que les animaux puissent avoir des droits nous am�ne � remettre en question l�origine de ces droits :

D�o� viennent ces droits ? Etes-vous en communication avec Dieu qui vous a parl� de ces droits ? Ces droits sont-ils reconnus par la loi ? Les droits ne sont-ils pas des propres de l�Homme ?

Il est vrai que le concept de droits doit �tre clairement expliqu�. Il est vrai aussi que le concept de "droits naturels" est particuli�rement complexe d�un point de vue philosophique. Et pour aller encore plus loin, nous pouvons �galement noter cette confusion entre les droits l�gaux et les droits moraux.

La seule fa�on d��viter cette objection est de l�accepter, mais de d�fendre le fait qu�il est sens� d�accorder des droits aux humains, revient � dire qu�il ne devrait pas y avoir de difficult�s � accepter que les animaux puissent en disposer eux aussi. Henry Salt a �crit : "Les animaux inf�rieurs ont-ils des droits ?" Evidemment, si les Hommes, eux, en ont. C�est le point que j�ai voulu mettre en avant dans cette pr�face... ". La place de ces propos dans l�ouvrage a �t� controvers�e. Finalement, la pol�mique concernant les "droits" ne se r�duit � rien d�autre qu�� un d�bat acad�mique sur des mots, qui ne d�bouche sur aucune conclusion dans la pratique. Je supposerais donc que les hommes disposent de "droits," dans le sens que d�finit Herbert Spencer's; et si jamais un de mes lecteurs fait objection � l�emploi de ce mot, il est ind�niable que je serais absolument pr�t � employer un autre terme si celui-ci s�av�re �tre plus appropri�. La question imm�diate sur laquelle nous devons nous pencher est : si les hommes ont des droits, les animaux en ont-ils aussi ?

Aussi satisfaisants que ces arguments puissent �tre, nous demeurons incapables d�apporter une r�ponse au sceptique qui renie l�id�e de droits, m�me pour les humains. Mais heureusement, nous avons une interpr�tation directe du "droit", il s�agit de l�id�e qu�un droit" est le revers d�un imp�ratif moral. Si d�un point de vue �thique, nous nous abstenons de certains actes sur un �tre, alors nous pouvons dire que cet �tre dispose du "droit" � ce que cet acte en question ne soit pas ex�cut�. Et si notre �thique nous dicte de ne pas �ter la vie � autrui, alors autrui dispose du droit de vie. Cette interpr�tation du droit est en fait intuitive et nous le comprenons et l�acceptons ais�ment. Bien entendu, des droits ainsi interpr�t�s pourraient �tre ramen�s au rang de droits l�gaux en passant par une l�gislation appropri�e.)

Bien qu il soit fond� de parler de droit animal, il est important de noter que cela n�implique ou ne requiert pas pour autant que l�animal dispose de tous les droits dont jouit l��tre humain et inversement. Prenons l�exemple du droit de vote. Il est d�un imp�ratif �thique de donner aux humains la possibilit� de d�cider des actions qui influencent sur leur vie. Etant donn� que les animaux ne disposent pas de la Raison pour consid�rer leurs actions et leurs implications, et �tant donn� qu�ils ne disposent pas non plus de la capacit� � comprendre le concept de d�mocratie et de vote, ils n�ont donc pas la capacit� de voter. De ce fait, il n y a pas de n�cessit� d�ordre �thique � leur permettre de voter, et par cons�quent, ils ne disposent pas de ce droit.

De m�me, certains oiseaux de basse-cour pour des raisons biologiques ont besoin d��tirer et de battre leurs ailes ; on jugera qu�il est d�une n�cessit� d�ordre moral de leur donner la possibilit� de le faire. Ainsi, nous dirons que ces oiseaux disposent du droit de battre des ailes. Evidemment, un tel type de droit ne n�cessite pas d��tre appliqu� aux �tres humains.

Ainsi, les droits des animaux et des �tres humains sont d�termin�s par leurs int�r�ts et leurs capacit�s. Les animaux ont un int�r�t � vivre, � �viter la souffrance et m�me � �voluer dans le bien-�tre (comme les �tres humains). Et en tant qu�imp�ratifs moraux, ils y ont droit (comme les �tres humains) et ils peuvent exercer ces droits en menant leur vie, libres de toute forme d�exploitation et d�abus de la part des �tres humains --DG

VOIR AUSSI : 1-2
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4. N�est-il pas question d�hypocrisie � parler de DA quand ces droits ne sont pas revendiqu�s pour les insectes et les plantes ?

Cet argument commun appara�t sous diff�rentes formes et une des plus typiques est la suivante :
" Il est hypocrite de revendiquer des droits pour les vaches mais pas pour les plantes, et partant de ce raisonnement, les vaches n�ont pas de droit."

Des contre arguments de ce type sont fr�quents et il en faut de peu pour constater qu�ils n�ont pas de poids :

Premi�rement, supposons qu�un individu �tablisse une corr�lation entre une id�e A et une id�e B. Si l�individu n�est pas capable de d�montrer la validit� de B, alors il se d�cr�dibilise, mais cela n�invalide pas pour autant A. Il est certain qu�affirmer A et non B remet sa cr�dibilit� en question, mais en aucun cas ne remet en question la validit� de A.

Deuxi�mement, dans l�exemple ci-dessus, il n�est pas possible de mettre l�animal et la plante sur le m�me plan dans la mesure o� les plantes n�ont pas de syst�me nerveux central. Ainsi, l�accusation d�hypocrisie est �cart�e. On peut ne pas �tre d�accord, le fait d�affirmer ce crit�re annule la charge de l�hypocrisie.

Et enfin, dans la plupart des cas, la charge de l�hypocrisie peut �tre simplement r�duite � une discrimination des esp�ces et la citation ci-dessus pourrait �tre reformul�e de cette fa�on : "Il est hypocrite de revendiquer des droits aux �tres humains et non aux plantes, les �tres humains ne peuvent donc pas avoir de droits."

Pour �chapper � ce reductio ad absurdum de la premi�re objection, il est n�cessaire de d�montrer une diff�rence pertinente cruciale entre la vache et l�Homme, autrement dit, il deviendra n�cessaire de justifier la discriminante attribution de droits � l�Homme et non � la vache. (Voir la question 24, au sujet de l�avortement. voir les questions 39 � 46 pour les questions traitant directement des insectes et des plantes.)

Finalement, il convient de se demander � qui s�applique r�ellement l��tiquette d�hypocrisie. La citation suivante de Michael W. Fox expose l��vidente hypocrisie li�e au traitement des animaux exploit�s compar� � celui des animaux de compagnie. --DG

"Les animaux de ferme peuvent �tre enferm�s � cinq dans une cage de 70 cm2, attach�s en permanence par une corde de 60 cm de long, castr�s sans anesth�sie, ou marqu�s au fer rouge. Le propri�taire d�un animal de compagnie aurait �t� condamn� pour mauvais traitements. Par ailleurs, un Pr�sident am�ricain avait �t� moralement censur� pour avoir simplement tir� les oreilles de ses deux briquets." --Michael W. Fox (Vice-pr�sident de HSUS)

VOIR AUSSI : 24, 39-46
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5. De quel droit les partisans DA peuvent imposer leurs id�es aux autres ?

En prof�rant de tels propos, vous �tes en train de dicter ce qu�il faut faire et ce qu�il ne faut pas faire ! Chacun est libre de ses opinions, mais la libert� de pens�e ne s�accompagne pas forc�ment de la libert� d�action. Vous �tes libre de vos pens�es tant qu�elles ne font pas de mal aux autres. Vous �tes libre de penser que les animaux doivent �tre tu�s, que les Noirs doivent �tre asservis, ou que les femmes doivent �tre battues mais cela ne vous conf�re pas pour autant le droit de mettre vos id�es en pratique. Et pour ce qui est de dicter la conduite des autres, il y a dans la soci�t� des r�gles qui r�gissent les agissements de chacun. Le but v�ritable des mouvements de reforme est de dire ce qu�il faudrait faire ou ce qu�il ne faudrait pas faire (ne pas asservir un Homme, ne pas battre les femmes, �), et tout mouvement rencontre in�vitablement des opposants qui adoptent exactement la position inverse.

Entre imposer ses id�es et les diffuser, la diff�rence n�est pas tellement subtile. Les partisans DA n�imposent certainement pas leurs id�es comme l�Inquisition espagnole a impos� ses id�es, par exemple. N�anmoins, il est certain que nous avons ce devoir moral d�informer le public, et souvent aussi � nos amis et � nos proches. Ces formes d�actions n�ont rien de nouveau, nous pouvons en citer quelques-unes de marquantes dans l�Histoire : manifestations contre l�esclavage, contre la Guerre du Vietnam, contre le racisme, etc.

On constatera que la plus grave des impositions est celle des exploiteurs � l��gard des �tres innocents et sans d�fense. --DG

"Si la libert� devait avoir une signification, elle signifierait le droit de dire aux autres ce qu�ils ne veulent pas entendre." --George Orwell (auteur)

" Je ne leur ai jamais parl� de malheur. Je n�ai fait que leur dire la v�rit� et ils ont pens� au malheur." --Harry S. Truman (33e Pr�sident des EU)

VOIR AUSSI : 11, 87-91
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6. Le DA n�est-il pas juste une autre facette du politiquement correct ?

Si seulement cela �tait vrai ! L�expression "politiquement correct" fait g�n�ralement r�f�rence � une id�e en ad�quation avec la pens�e du plus grand nombre mais de laquelle certains sont enclin � s��carter. Par exemple, certains peuvent �tre enclin � s��carter de l�id�e de l��galit� de traitement des races comme une simple �correction politique". Actuellement, les id�es du DA sont loin d��tre partag�es par le plus grand nombre.

Aussi, il est ridicule que d�accorder la validit� � une id�e simplement en se basant sur le label du "politiquement correct" ou du "politiquement incorrect". --DG

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7. Le DA serait une religion ?

Non. Le dictionnaire d�finit le mot "religion" comme �tant un appel � une puissance surnaturelle. Une autre d�finition renvoie � l�id�e de d�votion pour une cause ; cela serait un honneur pour le mouvement DA.

Nous trouvons des d�fenseurs des DA parmi des gens de toutes appartenances religieuses et tous courants philosophiques. Ils partagent le sentiment commun de la compassion pour les �tres, humains ou non. --LK

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8. N�est-il pas rabaissant pour les �tres humains d�accorder des droits aux animaux ?

A cette question, David Cowles-Hamar apporte une r�ponse ironique, quoique valable : "Les humains sont des animaux, donc les droits des animaux sont des droits de l�Homme !�

Plus s�rieusement, nous pouvons observer que l�octroi de droits aux femmes et aux Noirs ne rabaisse pas l�homme blanc de sexe masculin. Ainsi, par analogie, octroyer des droits aux non humains ne rabaisse pas les �tres humains. Au contraire, c�est en �tendant le cercle de compassion aux non humains que l��tre humain s�anoblit. (Voir la question 26 pour davantage d�arguments) --DG
"Nous jugeons une civilisation par la mani�re � laquelle elle traite ses animaux." --Mahatma Gandhi (Politique et philosophe)

"C�est d�abord par sa compassion pour tous les �tres qui fait v�ritablement de lui un homme." --Albert Schweitzer (Politique, Nobel 1952)

"Tant que les hommes massacreront les animaux, ils continueront � se tuer les uns les autres. En effet, qui s�me le meurtre et la douleur, ne r�colte la joie et l�amour." --Pythagore (math�maticien)

VOIR AUSSI : 26
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9. Hitler et Goebbels n��taient-ils pas en faveur des DA ?

Cet argument absurde ne m�rite pas v�ritablement de consid�ration. La question sous-entend que puisque Hitler et Goebbels portaient pr�tendument des id�es en faveur des DA (Hitler suivait parfois un r�gime v�g�tarien), les id�es du DA doivent de ce fait �tre erron�es ou douteuses.

Le probl�me de cet argument est simple : les hommes mauvais tout comme les hommes bons peuvent penser juste. Autrement dit, le simple fait qu�une personne ait des croyances d�viantes (ex : le nazisme) ne rend pas syst�matiquement toutes ses id�es mauvaises. Quelques exemples suffisent pour illustrer ce point : les Nazis avaient men� des campagnes pour limiter la consommation de tabac. Est-il alors discutable d�arr�ter de fumer ? Dans le pass�, les Am�ricains avaient retir� le droit au respect et � la libert� au peuple Noir. Cela signifie t-il qu�il �tait discutable d�accorder le respect et la libert� aux autres peuples non Noirs ?

Techniquement, cet argument est ce que l�on appelle une � tromperie ignoratio elenchus � qui trouve son fondement dans l�impertinence.

Et enfin, quoi qu�il en soit, beaucoup de sp�cialistes sont sceptiques quant au r�el soutien d�Hitler et de Goebbels pour le DA. --DG

VOIR AUSSI : 54
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10. Etes-vous r�ellement convaincu qu� " un rat est un cochon, un cochon est un chien et un chien est un enfant " ?

Prise hors de son contexte, cette notion est absurde et malheureusement, elle a bien souvent �t� consid�r�e ainsi et par cons�quent d�form�e par les opposants du DA. Le contexte d�origine a �t� reproduit ci-dessous, et il nous permet de r�aliser que cette notion est loin d��tre absurde. --DG
"Des lors qu�il est question de disposer d�un syst�me nerveux central et de capacit�s � ressentir la douleur, la faim et la soif, un rat est un cochon, un cochon est un chien et un chien est un enfant." --Ingrid Newkirk (activiste DA)

VOIR AUSSI : 47

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