26. Il existe certainement des probl�mes bien plus urgents que ceux des DA,
tels que le probl�me des sans abris, n�avez-vous rien d�autre � faire ?
Dans le monde, il y a de tr�s s�rieux probl�mes qui m�ritent notre attention, et
la cruaut� envers les animaux en fait partie. Nous devons agir l� o� nous le
pouvons. Il est tout aussi important de venir en aide aux animaux qu�aux �tres
humains. Il existe une relation entre la souffrance des animaux et celle des
�tres humains.
Cette question laisse � penser qu�il est plus important aux DA de venir en aide
aux animaux qu�aux �tres humains, ce qui est faux car cela nous conduirait �
faire de la discrimination des esp�ces. (Voir la question 1). Il est cependant
possible de faire allusion � la notion d��chelle de la vie et d�arguer que la
r�action est plus forte lorsqu�un d�c�s, r�sultant de cruaut� et de n�gligence,
concerne un �tre humain.
En partant de l�, il semblerait qu�il est plus urgent de s�engager pour les
humains que pour les non humains. Cependant, quand bien m�me nous acceptons la
notion d��chelle de la vie, on peut reconna�tre qu�il existe des raisons sens�es
de consacrer du temps et de l��nergie sur les probl�mes li�s aux droits des
animaux non humains.
Un nombre important de cons�quences du programme DA sont particuli�rement
bienfaisants pour les �tres humains. Par exemple, le fait d�arr�ter la
production et la consommation de produits animaliers am�liorerait
significativement la sant� g�n�rale de la population humaine, mais �galement, la
destruction de l�environnement serait grandement r�duite.
Le fait d'encourager la compassion pour les animaux favorise le d�veloppement
g�n�ral de la compassion des �tres humains entre eux. Tom Regan expose l�id�e de
cette fa�on :
...le mouvement DA apporte un fondement rationnel � la fois aux droits des
animaux mais aussi aux droits de l�Homme. Le mouvement DA se confond avec le
mouvement pour les droits de l�Homme ; ils ne sont pas antagonistes. Ainsi, les
personnes engag�es dans le mouvement DA sont partenaires avec ceux qui
combattent pour le respect des droits de l�Homme (droits de la femme, des
minorit�s, des ouvriers), en effet, les principes sont les m�mes.
Et enfin, le programme DA demande peu d�effort, nous demandons simplement aux
gens de ne PAS faire certaines choses : consommer de la viande, exploiter les
animaux pour les divertissements, porter de la fourrure.
Ces abstinences n�interf�rent en aucun cas dans notre pr�occupation pour les
�tres humains. Et dans certains cas m�me, ils offrent du temps disponible pour
cela (par exemple, en remplacement du temps pass� � la chasse, au zoo, au
cirque). --DG
Vivre sans cruaut� n�est pas un travail � plein-temps mais plut�t une fa�on de
vivre. Lorsque je fais mes achats, je prends du temps � examiner la composition
des produits et � m�assurer qu�aucun test n�a �t� r�alis� sur des animaux, et
cela ne me prend que quelques minutes par jour, apr�s il me reste amplement de
temps pour apporter mon aide aux humains et aux non humains. --JLS
"Je suis � la fois en faveur des droits pour les animaux et des droits pour les
humains. C�est ainsi qu�un �tre humain doit �tre." --Abraham Lincoln (16e
Pr�sident des Etats-Unis)
"Selon moi, la vie d�un agneau n�est pas moins pr�cieuse que celle d�un �tre
humain." --Mahatma Gandhi (homme d'Etat et philosophe)
"Notre devoir est de nous lib�rer�en �tendant notre cercle de compassion pour
inclure tous les �tres vivants ainsi que la nature dans son ensemble et sa
beaut� " --Albert Einstein (physicien, Nobel 1921)
VOIR AUSSI : 1, 87, 95
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27. Si tout le monde devenait v�g�tarien et n��levait pas d�animaux de
compagnie, qu�en sera-t-il des animaux ?
Il n�est pas r�aliste de s�attendre � ce que tout le monde cesse de consommer de
la viande du jour au lendemain. En m�me temps que la demande de viande diminue,
le nombre d�animaux d��levage diminuera. Les fermiers cesseront l��levage d�un
grand nombre d�animaux et se tourneront vers d�autres types de produits
agricoles. Lorsque ces animaux deviendront moins nombreux, ils pourront mener
une vie plus naturelle.
En m�me temps qu�augmentera le nombre de v�g�tariens, le nombre d�animaux �lev�s
pour l�abattage d�clinera progressivement jusqu�� ce que s��teigne le march�, et
la demande d��levage d�animaux de compagnie d�clinera aussi. Dans les deux cas,
les animaux qui resteront jouiront de meilleurs traitements d�une soci�t�
compatissante. --LK
VOIR AUSSI : 75
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28. Les animaux des p�turages �lev�s sur un sol inadapt� � l�agriculture
augmente les r�serves d�aliments ; comment cela peut-il �tre jug� comme mauvais
?
Il existe des r�gions dans le monde o� l�agriculture est impossible,
contrairement � l��levage de b�tail. Les soci�t�s vivant dans ces conditions
n�ont pas la possibilit� de vivre de produits agricoles et doivent alors se
tourner vers l��levage de b�tail. Dans un tel cas, la pratique sera peu remise
en question. Cependant, ces r�gions repr�sentent une part tr�s infime, compar�es
aux r�gions fertiles et semi arides actuellement exploit�es pour l��levage
intensif de b�tail, et elles ne contribuent sensiblement pas � nourrir le Monde
(Certains diraient m�me que moralement � il vaudrait mieux ne pas y vivre �).
Le v�ritable probl�me est l��levage intensif dans les r�gions fertiles et semi-arides.
L�utilisation de ces r�gions pour l��levage de b�tail r�duit la r�serve de
nourriture dans le Monde. Keith Acker dans "A Vegetarien Sourcebook" a �crit ce
qui suit :
Les besoins en terme de terrain, d��nergie, et d�eau pour l��levage du b�tail
sont de 10 � 1000 fois plus importants que ce qui est n�cessaire � la production
d�un volume �quivalent de produits agricoles. Et l��levage de b�tail ne se
contente pas seulement de recourir � ces ressources, il r�duit leur volume
disponible aussi. Nous atteignons aujourd�hui un record historique. La
destruction de la plupart des sols dans le monde, l��rosion, la diminution des
nappes d�eau souterraines et la d�forestation --aujourd�hui, des facteurs qui
menacent les bases de notre syst�me alimentaire -- sont les r�sultats de cette
forme de production alimentaire particuli�rement destructive.
L��levage de b�tail est aussi la seule et la plus importante cause de la
d�forestation dans le Monde, c��tait le cas dans le pass� et toujours le cas
aujourd�hui : entre 1967 et 1975, 2/3 des 70 millions d�hectares de for�ts ont
�t� ras�es, entre 1950 et 1975 la superficie des p�turages artificiels en
Am�rique centrale a plus que doubl�, et souvent au d�pit des for�ts tropicales.
Bien que la tendance soit ralentie aujourd�hui, elle continue inexorablement �
avancer de fa�on alarmante.
Le p�turage n�cessite de grandes �tendues de terrain et les cons�quences du
surp�turage et de l��rosion du sol entra�nent de s�rieux probl�mes �cologiques.
Selon un conservateur, 60 pourcent des p�turages aux Etats-Unis sont soumis au
probl�me du surp�turage, ce qui entra�ne une perte de milliards de tonnes de
sols exploitables chaque ann�e. Actuellement, aux Etats-Unis, le volume des sols
devenus inutilisables avoisine les 75 pourcent, dont 85 pourcent sont
directement li�s � l��levage du b�tail. Le surp�turage est la seule grande cause
des d�serts cr�es par l�Homme.
On pourrait faire objection en soutenant l�id�e que le p�turage peut �tre
remplac� par le paradigme de la � mangeoire �. Le b�tail est transport� jusqu��
une � mangeoire � o� les b�tes sont "engraiss�es" avec des graines cultiv�es
dans des terres agricoles. Bien que cela r�duise en quelque sorte le p�turage,
il ne le supprime pas, ce paradigme n�apporte pas une solution � l�important
probl�me caus� par l�utilisation inefficace des r�coltes (il faut, pour r�pondre
� notre besoin en viande, 16 fois plus de graines qu�il n�en faudrait si les
graines avaient �t� consomm�es directement). Aux Etats-Unis, 80 pourcent de la
production de ma�s et 95 pourcent de celle de l�avoine sont destin�s au b�tail.
--TA
"J�ai grandi dans un pays de p�turage, et c�est pour cette raison que je sus
devenu v�g�tarien. La viande est mauvaise, pour les animaux, pour
l�environnement, pour votre sant�." --k.d. Lang (musicien)
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29. Si nous supprimons les produits animaliers nous retournerons � l�Age de
Pierre. Qui le souhaiterait ?
Bien au contraire ! C�est bien la d�pendance aux produits animaliers qui nous
ram�ne � l�age de Pierre. A cette p�riode, les gens portaient des fourrures dans
les pays du nord pour se prot�ger du froid. Aujourd�hui, ce n�est plus le cas
gr�ce au chauffage, � la diversit� des v�g�taux � notre disposition et aux
mati�res fabriqu�es par l�Homme. Si nous devions caract�riser les temps modernes,
nous ferions r�f�rence aux libert�s plus grandes, � la technologie, au progr�s
social. A l�Age de Pierre, les gens avaient peu d�options et �taient amen�s �
d�pendre des animaux pour la nourriture, l�habillement, les outils. Aujourd�hui,
nous disposons d�une abondance de choix pour une alimentation plus riche et
vari�e, des v�tements qui tiennent plus chaud et des outils plus efficaces, qui
ne n�cessitent pas le sacrifice d�animaux. --TA
Il semblerait que l�Age de Pierre dans laquelle il serait dangereux de retourner
serait l� o� l�Homme s�adonne � la destruction en continu des habitats d�animaux
en faveur de la construction d�une jungle en b�ton ! --DG
VOIR AUSSI : 60, 62, 95
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30. Il est quasiment impossible de supprimer tous les produits animaliers
dans notre quotidien. Il n�est pas impossible que vous soyez la cause de la mort
d�animaux sans le savoir, n�est-ce pas ?
Effectivement, il est tr�s difficile de supprimer tous les produits animaliers
de notre consommation. Tout comme il est impossible d��viter toute mort ou
souffrance caus�e de mani�re indirecte et involontaire dans le cadre de nos
activit�s quotidiennes. Mais ce n�est pas pour autant qu�il faille fermer les
yeux face � toutes les formes d�abus sur les animaux. Compte tenu des r�alit�s,
un objectif raisonnable serait de minimiser le mal que l�on cause. L�id�e serait
d�emp�cher un grand nombre de souffrances d�avoir lieu. --DG
VOIR AUSSI : 57-58
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31. Est-ce que de nombreuses coutumes et traditions ainsi que des professions
dispara�traient si nous cessions l�utilisation des animaux ?
Int�ressons-nous d�abord au probl�me concernant les coutumes et les traditions.
La v�rit�, pour �tre honn�te avec vous, est que certaines d�entre elles
devraient m�me dispara�tre. Quelques exemples tir�s du pass� : l�esclavage, les
tournois de gladiateurs, la torture, les ex�cutions publiques, l�immolation des
sorci�res, le racisme� A cela, les d�fenseurs des DA ajoutent l�asservissement
et l�exploitation des animaux.
L��tre humain est organisme qui s�adapte perp�tuellement. La disparition des
coutumes list�es ci-dessus n�a pas laiss� s�installer un mal � l�humanit�. On
peut avec certitude dire du m�me de la fin de l�exploitation des animaux. En
fait, les �tres humains gagneraient en sentiment de compassion dans leurs
relations entre eux.
Pour ce qui est des professions, les aspects �conomiques sont trait�s dans la
question 32. Reste � noter que pour un �tre humain, ce qui est en jeu est
d�avoir un emploi, qui peut tr�s bien �tre remplac� par un autre qui ne soit pas
moralement discutable. Ce qui est en jeu pour un animal est l��limination de la
torture et de l�exploitation, et la possibilit� d�une vie heureuse, libre de
l�oppression et de la brutalit� de l�homme. --DG
"On dit souvent que les humains ont toujours consomm� de la viande animale,
comme s�il s�agissait d�une excuse pour poursuivre la pratique. En suivant ce
raisonnement, nous ne devrions pas emp�cher les meurtres chez les �tres humains
puisque cette pratique existe depuis le d�but des temps." --Isaac Bashevis
Singer (auteur, Nobel 1978)
VOIR AUSSI : 32
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32. L�industrie de produis animaliers est florissante ; l��conomie n�en
ressentirait-elle pas les cons�quences si cette industrie prenait fin ?
L�invention de l�automobile, l�abolition de l�esclavage et la fin de la Seconde
Guerre Mondiale ont entra�n� recyclage d�emploi et restructuration. Ceci est
simplement un ingr�dient de tout progr�s social, et non un obstacle � celui-ci.
On ne peut justifier une action en se basant sur sa profitabilit�. Beaucoup de
crimes et de pratiques jug�es r�pugnantes ont g�n�r� ou continuent � g�n�rer du
profit : le commerce des esclaves, l�exploitation sexuelle des enfants, le
trafic de drogue, les escroqueries de toutes sortes, le prox�n�tisme.
Un bon exemple qui m�rite pleinement notre attention est celui de l�industrie du
tabac. C�est une industrie qui p�se des milliards de dollars, bien que d��normes
efforts ont �t� d�ploy�s sur de nombreux fronts pour mettre fin � ce march�. Le
probl�me principal repose sur ses cons�quences touchant � la sant�, pouvant
entra�ner la mort, probl�me qui a ais�ment plus de poids que l�aspect �conomique.
L�exploitation des animaux pr�sente aussi des cons�quences. Parmi les plus
significatives, citons la pollution et la d�forestation associ�e � l�affermage
des animaux � grande �chelle. Comme nous le voyons dans la question 28, ces
pratiques actuelles n�cessite une utilisation des ressources non renouvelables
de la plan�te. Il est �vident que l��conomie en ressentira les cons�quences si
les pratiques se poursuivent !
Et enfin, les profits associ�s aux industries animali�res sont g�n�r�s par la
demande et l�affluence du march�. Il n�y a aucune raison de penser que cette
demande ne pourrait progressivement �tre redirig�e vers d�autres industries. Au
lieu d�avoir du b�uf de premier choix, nous pourrions avoir des artichauts ou
encore des p�tes de premier choix. La demande g�n�rale de fine cuisine ne
dispara�tra pas avec le commerce de la viande. De m�me, les diff�rentes
professions dans l�industrie animali�re peuvent progressivement �tre recycl�es
dans de nouvelles industries qui na�tront en remplacement de l�industrie
animali�re. Le vice Pr�sident Gore avait abord� un point similaire en r�ponse �
la menace de pertes d�emplois en suspendant l�industrie du bois, il avait
affirm� que de nombreux emplois seraient cr�es dans un nouveau domaine. --DG
Je suis convaincu que le mode de vie des v�g�tariens, par leur effet purement
physique sur le temp�rament de l�homme influencera de fa�on b�n�fique l�avenir
de l�humanit�." --Albert Einstein (physicien, Nobel 1921)
VOIR AUSSI : 28, 31
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